samedi 5 août 2017

Rappel historique de l'école "Sui ô Ryu"


Sensei katsuse Yoshimitsu kagehiro


Histoire de l’école " Sui ô ryu"

Sui-ô-ryu Iai Kenpo, titre officiel de cette tradition, fut fondé par Mima Yoichizaemon Kagenobu (1577-1665) autour de 1615. Yoichizaemon naquit, sur le fief Dewa, de Mima Saigu, prêtre du sanctuaire de Junisha Gongen. Malheureusement il n’y a plus de traces de l’emplacement de ce sanctuaire et de la tombe du fondateur car ils furent tous deux détruits par un glissement de terrain au 18e siècle.
Dans sa jeunesse Yoichizaemon étudia l’art du sabre de l’école Bokuden, fondée par Tsukahara Bokuden, ainsi qu’une forme de jojutsu pratiquée par les yamabushi, prêtres guerriers de la montagne, appelée Kongo Jo Joho.
C’est au printemps de sa 18e année, quand Sakurai Gorosaemon Naomitsu, l’ami de son père, rendit visite à sa famille, que Yoichizaemon fit connaissance avec un art nouveau et saisissant. Yoichizaemon, qui était localement connu pour son adresse dans les arts martiaux, proposa un duel amical à Naomitsu. Ce dernier accepta avec joie ce défi et le duel fut arbitré par le père de Yoichizaemon.
A l’heure fixée, Yoichizaemon se présenta devant son opposant dans une posture chudan et Naomitsu, dans son costume style yamabushi, son sabre bizarrement jeté en travers de sa ceinture, mit sa main sur la tsuka. Les deux adversaires avancèrent alors à la distance limite. Yoichizaemon, se sentant dominé par le maintien de son adversaire et par sa manière de porter le sabre, recula d’un pas pour se mettre en jodan kamae. Mais, à cet instant précis, Naomitsu délivra sa lame et l’envoya voler sous la garde de Yoichizaemon, l’arrêtant promptement en face de son visage. " Cela suffit " dit Mima Saigu, et le duel fut terminé. Ce fut une démonstration de iaijutsu qui devait changer la vie de Yoichizaemon.
Naomitsu était en fait un élève du novateur et fondateur de l’école Hayashizaki-ryu, Hahashizaki Jinsuke Shigenobu (1559-1604). Il resta avec la famille Mima les trois mois qui suivirent afin de faire connaître les grandes lignes des enseignements de Hayashizaki à l’impatient jeune Yoichizaemon.
Ayant acquis un niveau de maîtrise de cet art avec Naomitsu, Yoichizaemon jura de mettre en place sa propre méthode de iaï en recherchant les niveaux les plus pointus de cette discipline martiale. On dit qu’il passait ses journées à tirer le sabre contre un arbre aux environs du sanctuaire et que, le soir, il s’agenouillait devant un autel et priait les dieux pour être guidé.
Pour approfondir ses études, Yoichizaemon entreprit son premier Musha Shugyo, forme itinérante d’expérience du combat qui permettait aux guerriers de tester leur adresse martiale contre d’autres traditions lors de voyages en d’autres lieux. Il se rendit ainsi à Omine, Togakure, Ontake, Katsuragi et Tateyama. Il rencontra ainsi des sohei, moines guerriers du Mont Hiei qui fuyaient la colère de Oda Nobunaga, de qui Yoichizaemon apprit une forme de combat, le naginata.
Vingt années s’étaient écoulées depuis que Yoichizaemon avait juré de créer une nouvelle méthode de iaï, des années durant lesquelles il s’était amélioré pratiquant jour et nuit. Ce fut au milieu de cette vingtième année que Yoichizaemon reçut l’illumination quand, alors qu’il était agenouillé devant l’autel d’un sanctuaire, il eut la vision d’une sphère dans laquelle se dessinaient les formes de mouettes blanches flottant sur l’eau sans pensée consciente. Il courut vers le jardin du sanctuaire, saisit un bokuto et il réalisa alors qu’il pouvait le brandir en toutes directions sans peur ou pensée consciente.
Sur la base de sa vision, Yoichizaemon créa les 64 techniques au cœur de la tradition, ainsi qu’une figure tirée des 28 zones du ciel, entourée de 36 oiseaux terrestres et représentée sur un mandala que Yoichizaemon dessina juste après sa révélation. Il appela sa tradition Sui -ô-ryu iaï Kenpo, les caractères de Sui o symbolisant l’eau et la mouette, et mit dans ses enseignements l’art du sabre, kenpo (autre nom pour kenjutsu), naginata, kogusoku (une sorte de couteau) et jojutsu.
Même après avoir atteint l’illumination et créé sa propre méthode, Yoichizaemon continua à voyager pour mettre à l’épreuve à la fois sa foi et son sabre. On pense cependant qu’il ne s’agissait pas d’un voyage destiné à obtenir victoires et conquêtes mais plutôt d’une épreuve d’aptitude à atteindre un état d’oubli de lui-même. Yoichizaemon considérait la pratique de l’art du sabre comme étant une forme d’ablution aux dieux et son corps comme étant un moyen d’entrer en communion avec eux.
Face à un adversaire, Yoichizaemon n’essayait jamais de gagner en trichant ou en utilisant des techniques fantaisistes. Son but était plutôt d’atteindre ai-uchi (lit : coup simultané), ce qui obligerait ses adversaires à se retirer ou à affronter une mort certaine.
Yoichizaemon disait que :
" L’art du sabre vient des ascètes de la montagne. L’essence de notre tradition, et l’obtention d’une position inattaquable, consistent à abattre nos adversaires alors que le sabre est encore au fourreau, étouffant leurs actions et remportant la victoire sans sortir le sabre. Quand vous êtes engagé dans le combat, détachez-vous de toute pensée de victoire ou d’échec, parvenez à un esprit pur et libre et unifiez-vous avec les dieux ".
Yoichizaemon utilisa son grand dojo pour l’enseignement des techniques martiales, mais il y enseigna aussi ce qui concerne l’univers grâce à un Mandala de la Terre et du Ciel accroché au mur. Il arrêta d’enseigner à 67 ans et confia cette responsabilité à son fils et
héritier Yohachiro. Il vécut vingt années de plus avant de s’éteindre paisiblement à l’âge de 87 ans.
On trouve peu de littérature sur Sui o ryu, cependant il est souvent fait référence à un récit concernant le fondateur. L’histoire qui suit est relatée dans l’ouvrage intitulé Gekiken Sodan :
" Le sabreur Mima arriva des provinces orientales à Tsuyama dans le Misa no Kuni et y rassembla des élèves pour leur enseigner le iaï. A cette époque, un maître rival appelé Asada Kurobei enseignait déjà dans le coin et une rencontre fut bientôt arrangée entre les deux. Un des élèves d’Asada lui demanda " Comment allez-vous battre le iaï (de Mima) ? "Asada lui répondit que pour battre un représentant du iaï on devait attaquer l’homme et ne pas le laisser sortir le sabre. Ayant entendu parler de la réponse d’Asada et avec pour seule preuve ces paroles, Kagenobu prit conscience de sa valeur et de la futilité d’une telle rencontre et il quitta la région de Tsuyama ".
Il n’est nulle part fait mention dans les documents de Sui-ô-ryu, y compris dans ceux couvrant la période des voyages de Yoichizaemon, de son passage en Tsuyama et d’une quelconque rencontre proposée à Asada. Cependant, il est admis que les paroles d’Asada vont droit au cœur du iaï et l’histoire est souvent mentionnée par les membres de la tradition comme preuve de l’existence et de la notoriété du fondateur.
Succédant à Yoichizaemon, son fils Yohachiro Kagenaga ajouta 10 techniques supplémentaires à la tradition qui, à ce jour, représentent le Shoden, ou niveau d’initiation. C’est un ensemble de 5 Yo, techniques d’attaque/positives, et 5 In, de défense/passives. Yohachiro pensait que les techniques que son père avait créées étaient trop avancées pour être comprises par un débutant et il ajouta ainsi ces dix techniques pour permettre à ceux qui étaient moins familiarisés avec le sabre d’améliorer leur habileté avant de pratiquer des techniques plus avancées.
La tradition sombra dans une relative obscurité jusqu’à la période du 9ème Soke, Fukuhara Shinzaemon Kagenori. Shinzaemon était à la fois élève du 8ème Soke de Sui-ô-ryu, Yoshino Yaichiro Sadatoshi, et de Yoshida Shigesaemon Sadatoshi, à son tour un ancien élève de Masaki Taro Dayu Toshimitsu, fondateur d’une méthode de manrikigusari (une chaîne avec des poids attachés aux deux extrémités) appelée le Masaki-ryu.
Shinzaemon prit en compte ce qu’il avait appris des techniques de chaîne et de poids de Masaki-ryu et y ajouta un kama, ou faucille. Il appela sa méthode Masaki-ryu Kusarigamajujutsu ; elle fut enseignée jusqu’à ce jour avec Sui-ô-ryu et le terme correct est Masaki-ryu Fukuhara Ha Kusarigamajutsu. La méthode elle-même comprend 18 kata séparés destinés à être pratiqués des deux côtés du corps, c’est-à-dire en alternant dans les mains le tournoiement de la chaîne et le maniement de la faucille. La forme de cette faucille est unique : elle est façonnée de façon à pouvoir couper, qu’elle soit poussée, tirée ou utilisée pour frapper.
Sui-o-ryu entra dans la famille Katsuse par le 13ème Soke : (Mizuma Hanbei Kagetsugu.). Hanbei séjournait dans une auberge de Hamamatsu City, préfecture de Shizuoka, qui était tenue par la famille Katsuse. Le jeune Katsuse Mitsuyasu attira l’attention de Hanbei, lequel fit remarquer à son père que son fils avait un grand potentiel pour la pratique martiale. Hanbei passa le reste de son séjour à enseigner à Mitsuyasu les techniques traditionnelles jusqu’à ce qu’il lui passe les sceaux et rouleaux de la tradition en 1930, reconnaissant ainsi Katsuse Mitsuyasu comme le 14ème Soke de Sui-ô-ryu.
Ayant déménagé sur Tokyo pour approfondir son entraînement en kendo, Mitsuyasu entretint une relation forte avec Nakayama Hakudo, souvent mentionné comme " Showa no Kensei " (lit : Sabreur Divin de l’Ere Showa) qui fournit le nom et la calligraphie pour le dojo que Mitsuyasu créa et qui à l’heure actuelle sert de quartier général de Sui-ô-ryu, le Hekiunkan (lit : Salle du Nuage Bleu). Il offrit aussi à Mitsuyasu une licence Menkyo en kendo. En 1992, à l’âge de 88 ans, 


Katsuse Mitsuyasu Kagemasa était 8ème dan Hanshi en kendo et iaïdo, et 7ème dan Kyoshi en Jodo.






Les enseignements de Sui-ô-ryu et ses méthodes conjointes ont été transmis jusqu’à nos jours. L’enseignement et la propagation de cette école sont supervisés par le 15ème Soke Katsuse Yoshimitsu Kagehiro, qui est aussi 12ème Soke de Masaki-ryu Fukuhara-ha.
Une photo avec Sensei katsuse Yoshimitsu kagehiro.




 Benkei

Cours de Iaido



Bonjour,

Les cours de Iaido reprendront au dojo de Damiatte le mardi 12 septembre 2017 de  19 h 00 à 20 h 30.

Au programme cette année 2017-2018

-Enseignement des 12 katas de Seité iai ( ZNKR ).

-Pratique de l’école Sui ô ryu, des séries :
    - Go yo , Go yin, Tachi iai, Ku yoo.
     -Kumi iai (sabre à 2 adversaires) avec Boken

S‘ajouteront périodiquement la pratique des katas de Tanjo (bâton cour).

Cotisation : 80€ / an (licence CNK incluse).
Passeport  10 €

Le certificat médical est obligatoire pour la pratique du Iaido

Venez nombreux.

Benkei

mercredi 5 juillet 2017

STAGE de VEDENE



STAGE de VEDENE le 24-25 JUIN 2017

Le stage de Vedéne  s’est déroulé sous une chaleur étouffante  rendant la pratique difficile, mais nous avons pu pratiquer  dans la bonne humeur en nous restaurant le plus possible pour affronter la chaleur.
Le club de Damiatte était présent à ce stage ainsi qu’au passage de grade le dimanche après-midi.
Quatre pratiquants se sont présentés  à l’examen. Deux au 1 er dan et deux au 2 éme dan.

Notre benjamine, Mathilde a réussi  sont 1er dan avec succès.



 Notre papy Gérard de même.

 


 Place au 2eme dan avec  Yan qui à réussi  également ce passage.



 Jean Claude après une démonstration très réussie échoue  suite à une perte d’équilibre causée par la chaleur excessive rendant le sol  très collant.  



Nous les félicitons et leurs donnons rendez-vous au prochain stage  de Vedéne en juin prochain.

Un grand merci à jean Jacques SAUVAGE pour son enseignement et aux organisateurs qui ont tout fait pour que ce stage se déroule bien.

 


Benkei


jeudi 18 mai 2017

STAGE de DAMIATTE


STAGE de IAIDO à DAMIATTE

Le stage de Iaido  était sous la direction de Jean Jacques SAUVAGE 7éme dan Kyoshi.

Nous avons vu, la première matinée, l’étiquette avec la position à 45 °du sabre lors de la mise en seiza et des principaux points dans le salut.





Jean Jacques a principalement insisté sur les différentes positions du corps et du sabre dans le « Saya biki, Nuki tsuke, Furi kabute, kiri tsuke, Shiburi et le Noto.

L’heure du repas étant nous avons installé les tables et le barbecue à l’ombre d’un arbre et deux bonnes âmes nous ont préparé des grillades.






L’ après-midi nous avons vu  les bases de la coupe dans les différents katas , la position du sabre dans le «Nuki tsukefuri kabute, kiri tsuke,  le shiburi et le noto »







17 h 30 la première journée se termine, nous nous préparons pour notre soirée au restaurant japonais de St Sulpice où un menu « Sushi » nous a été proposé.
On se sépare et nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain à 9 h 30 sur le tatami.
Les points vus la veille sont mis en application dans les katas




   


 Dimanche après-midi une préparation au passage de grade est organisée pour les  pratiquants  qui se présenteront à l’examen le  24-25 juin à Vedéne 84270 au dojo « tsuba club ».





Nous remercions les participants de Carmaux, Brive et de Damiatte pour leurs présences et les invitons à nous rejoindre pour d’autres stages et plus particulièrement à Jean Jacques SAUVAGE qui nous a fait le plaisir de diriger ce stage par sa présence et sa grande connaissance dans la pratique du Iaido.




Merci à tous

Benkei






mercredi 14 décembre 2016

FIN D'ANNEE 2016



Dernier cours de l’année 2016

L’année 2016 se termine au dojo de Damiatte , ce dernier cours fut orienté sur les katas de l’école « Sui ô ryu » pour les plus anciens .






Les débutants sont restés sur les katas du ZNKR avec les premiers katas : Mae, Ushiro,Tsuka Ate
Cette année deux débutantes ont rejoint le dojo nous leurs souhaitons bon courage.

l’école leur sera enseigné après la connaissance des 12 katas de Seité iai.





Le cours terminé nous avons fait un petit apéro dinatoire afin de fêter la fin de l’ année 2016.








Je vous donne RDV au 10 janvier pour la reprise des cours.

Benkei